Bretagne, de nos jours. Corentin et Grégoire, deux cousins, vivent chez le père de Corentin qui tient un restaurant, où travaille Grégoire. Corentin, de son côté, cherche des combines pour gagner de l’argent et pouvoir redonner un coup de neuf au restaurant. En parallèle, Louise et Maeva se préparent pour participer au concours de Miss Côtes d’Armor. Nous allons suivre les aventures de ces deux duos qui formeront ensuite un quatuor.
Que dire de ce film ? C’est un opus poids plume (un peu plus d’1h20, ce qui nous change des oeuvres au long cours qui ont marqué notre été comme « De Gaulle » ou « L’odyssée« ), inscrit dans une tendance cinématographique que l’on pourrait qualifier de « film campagnard/agricole », magnifiquement illustrée en 2024 par « Vingt dieux » (Louise Courvoisier). Le risque, à force de vouloir parler de choses simples en refusant le spectaculaire est d’élaguer à l’extrême le récit jusqu’à ce qu’il ne reste plus grand chose en guise d’histoire.
Et c’est ce qui se passe ici. Les acteurs sont charmants, très naturels et rafraîchissants, nous suivons sans ennui leurs (micro-)aventures, aux péripéties anecdotiques. Bref, quand la salle se rallume, nous avons l’impression que le film vient de commencer, tant l’histoire semble s’être à peine amorcée. Le titre semble prendre alors tout son sens : c’est effectivement un grand raccourci entre le début et la fin, qui me laissera une vague impression positive, sans plus.
FB
