Toru, jeune homme discret, est étudiant à l’université de Kyoto. En compagnie de son seul ami, Yamane, lui même un original, il balade sa mince silhouette dans la ville, abrité par un parapluie, quel que soit le temps qu’il fait. Pour financer ses études, il travaille le soir dans un établissement de bains, en binôme avec Sacchan, une jeune femme à qui il n’est pas indifférent. Un jour, il remarque Hana, une jeune étudiante solitaire, dont il va tomber sous le charme.
Comme vous vous en doutez, ce film va nous conter les tourments amoureux de jeunes adultes, qui cherchent leur voie. Un scénario bien classique a priori, qu’il convient au metteur en scène de façonner selon son idée, pour lui donner de la personnalité.
Dès le début, nous avons droit à une lumière magnifiée, qui enveloppe les personnages de manière presque irréelle et qui s’accompagne d’un travail sophistiqué sur les sons, pour produire quelque chose empli d’effets. Lesté de toutes ces intentions, le film peine à s’installer, les acteurs ont du mal à habiter leurs personnages et l’histoire s’affaiblit au fil des scènes.
Quand vous avez du mal à entrer dans un film, 2h10 c’est long, voire très long. Et les scènes de monologue, qui durent plusieurs minutes, vous semblent non pas émouvantes, mais interminables.
Le récit sera ponctué d’un coup de théâtre qui m’a paru peu vraisemblable, je pense que j’avais déjà quitté le film en pensée.
Je sais que je vais ici à l’encontre d’un certain nombre de critiques qui ont beaucoup apprécié la délicatesse de l’œuvre. C’est une tendance que j’aime beaucoup dans le cinéma japonais, cet art de construire une histoire avec presque rien, mais ici, je suis restée extérieure, comme en marge.
FB
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