Escapade à Kuala Lumpur (2017)

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Kuala Lumpur est la capitale de la Malaisie, pays d’environ 31 millions d’habitants, à la croisée de la Chine et de l’Inde, au régime politique et social assez étonnants. Pour le premier, il s’agit d’une monarchie élective ; pour le second, cohabitent dans le pays Malais d’origine (51% de la population), Indiens (7%) et Chinois  (24%), sans compter les groupes indigènes par exemple à Bornéo ; toutes ces ethnies formant ce que l’on appelle les Malaisiens. La religion d’état est l’Islam, qui s’applique à tous les Malais et à une partie des Indiens ; le reste des Indiens et les Chinois étant plutôt Bouddhistes.

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Mosquée « Masjid Jamek »

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Sanctuaire « Batu Caves »

Toutes ces « ethnies » « peuples » « religions » (on ne sait plus quoi dire pour rester politiquement correct de nos jours…), bref tous ces gens, bien que connaissant parfois quelques tensions, cohabitent dans la paix. Enfin, deux autres traits signalétiques à citer, nous sommes près des tropiques et il est six heures de plus qu’en France.

Ma seule ambition ici est de vous faire découvrir, au travers de mon expérience de quelques jours pour vous donner quelques clés de lecture si vous souhaitez rejoindre cette destination.

Premier point, il fait chaud, vraiment chaud et très humide ; aujourd’hui par exemple, sortir dans la rue s’assimilait à entrer dans un sauna. Donc habituez-vous à l’idée de transpirer en permanence, de perdre des litres d’eau (que vous devez récupérer en buvant… de l’eau, bien sûr ! ; bien que « siphonner » avec une paille une noix de coco, telles qu’elles sont vendues dans la rue peut être bien agréable). L’air conditionné des métros, des shopping centers (« malls ») ou des hôtels vous semblera un délice. Si vous voulez vous ménager, prenez des transports en commun (ou non).

Marcher dans la ville est très intéressant mais peut s’apparenter à un casse-tête, notamment pour traverser certaines voies rapides. En passant, un conseil : faites attention à la circulation souvent très dense (on roule à gauche comme en Angleterre et les voitures freinent à peine pour laisser passer un piéton). D’autant plus que tout est à peu près indiqué, mais mal 😉 Notons le bon côté des choses, vous pouvez vous faire des amis (d’un jour ou d’une vie) si vous rencontrez des gens aussi perdus que vous. Personnellement, cela m’est arrivé deux fois, avec une jeune Suissesse, quand nous cherchions sous un soleil torride l’entrée du Musée des Arts islamiques et ensuite avec deux Indiens, perdus comme moi pour trouver la ligne de métro allant aux Grottes de Batu… Donc prévoyez du temps pour vous déplacer d’un endroit à un autre, entre la chaleur, les obstacles à la marche et l’absence d’indications claires, vous arriverez forcément plus tard que ce que vous aviez pensé. Mais bon, vous êtes en vacances ! Lenteur et contemplation… Ajoutons à cela que les gens sont vraiment gentils, ils parlent toujours à peu près l’anglais et ils vous aident vraiment. En passant, juste une idée : faites un sourire aux gens que vous rencontrez et vous allez voir le résultat…

Et voilà mon palmarès des choses à-faire-que-j’ai-faites à Kuala Lumpur :

  • Immergez-vous dans toutes ces cultures juxtaposées : partez par exemple flâner dans le quartier chinois, remontez la rue Jin Tun HS Lee depuis la station de métro KL Sentral en croisant au passage un temple indien le « Mahamariamman Temple » et un temple chinois, le « Sze Ya Temple », pour arriver dans Little India, le quartier indien.
  • Donnez la part belle à la nature en visitant trois endroits superbes et proches, le parc aux oiseaux, le jardin des papillons et le jardin des orchidées (si vous avez du courage, vous êtes proches du jardin botanique de KL, où vous trouverez notamment de magnifiques hibiscus, paraît-il). N’hésitez pas à prendre un taxi (à peu près 3,40 € depuis KL Sentral) ou un Uber !

 

  • Profitez des saveurs de toutes ces cuisines, Kuala Lumpur est vraiment au centre de plusieurs tendances culinaires. Au-delà des restaurants « chics » qui finissent par tout uniformiser jusque dans ces villes du bout du monde, je recommande d’arpenter Jalan Jalor, près du métro Bukit Bintang (cela vous permettra de voir un quartier populaire si vous vous écartez un peu). Cette rue improbable, sûrement fabriquée pour les touristes mais permettant de goûter à nombre de spécialités malaises, chinoises (et un peu indiennes, mais moins), vous fera tourner la tête, entre glace thaïe, noix de coco fraîche, durian frit (le fruit emblème du pays, avec un goût fort et vraiment particulier), tranches de mangue fraîche, dims sums ou brochettes cuisinés à la demande, jus pressé de canne à sucre, tout cela voisinant avec des restaurants très simples et bons. Et s’il vous plaît, ne faites pas une fixation sur la propreté (j’ai vu une famille européenne juste à côté de moi dont la mère ne cessait de sortir des lingettes désinfectantes), pas de risque de tourista, si j’en crois mon expérience. Et ajoutons que vous mangerez pour vraiment pas cher des choses fraîches et juste cuisinées.

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  • Profitez-en, mesdames plutôt (encore que) pour vous faire masser les pieds ou faire une pédicure. Près de Bukit Bintang, vous trouverez des échoppes qui vous proposerons de très bons prix (50 ringgits pour 1 heure de massage – 1 ringgit vaut à peu près 0,2 €). J’ai découvert à Hong-Kong les bénéfices du massage des pieds après des journées à arpenter la ville ; je vous assure, cela vous délasse au point que vous pouvez refaire des kilomètres sans vous en rendre compte
  • Allez voir les Petronas Towers, qui s’enorgueillissent d’être les plus hautes tours jumelles du monde (aïe, aïe, voilà qui va peut-être rapidement dater mon article !). Je ne suis pas montée au sommet, puisque l’intérêt d’un panorama sur la ville me paraissait reposer sur l’idée de les y englober. Et donc j’ai filé au Menara KL, la tour qui ressemble tellement à la tour de la télévision de Berlin, ou pour quand même presque 20 €, disons-le, j’ai pu découvrir une vision magnifique sur la ville et sur lesdites tours.
  • Prenez un moment pour aller visiter le Musée des arts islamiques qui présente de magnifiques pièces et surtout montre une série de maquettes des principales mosquées de par le monde arabe.
  • Si vous avez le temps, foncez aux « Batu caves », sanctuaires indiens facilement joignables par le métro (si vous trouvez votre chemin, cf. mon commentaire plus haut). C’est absolument magnifique de voir ces sanctuaires dans ces caves emplies de stalactites et stalagmites. Prenez votre courage à deux mains et une bouteille d’eau dans l’autre (zeugma !) pour monter les 273 marches qui conduisent à la grotte principale, vous ne serez pas déçu. Vous serez accompagné au long de votre chemin par des singes macaques, vraiment drôles.

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  • Pour les achats, les guides vous proposent des détours par les centres commerciaux gigantesques qui peu à peu s’implantent partout (l’Asie est sûrement championne, mais j’ai vu les mêmes en Argentine par exemple). Je ne vois vraiment pas l’intérêt… Retrouver nos marques rassurantes de Chanel à H & M, qui finissent par tout uniformiser, quel intérêt ? Pariez plutôt sur le « Marché central » (climatisé, ouf !) où vous trouverez de tout de tout de tout, mais local ! Ou alors égarez-vous dans les petites rues du Chinatown local et vous trouverez quelques pépites. Comme je n’étais pas venue là pour faire du shopping, je ne peux vous en dire davantage.

Ville encore peu touristique, très sûre, elle se laisse découvrir dans ses méandres à la fois affairés et hors du temps. J’ai beaucoup aimé.

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